Le Chemin Catalan :
Au XIIe Ce territoire n’étant pas rattaché à la France de l’époque, il n’est évidemment pas mentionné dans le CODEX CALIXTINUS.
Le traité des Pyrénées, signé le 07 novembre 1659 entre les Rois de France Louis XIV et d’Espagne Philippe IV, rattache le Roussillon à la France.
Néanmoins, une multitude de pèlerins ont traversé les Pyrénées par les multiples chemins catalans pour rejoindre Santiago.
L’un des plus célèbres pèlerins aurait été Saint-François d’Assise qui se serait arrêté à Perpignan en 1211 et 1215, à l’aller et au retour de son pèlerinage à Saint-Jacques de Compostelle. A cette occasion, il y aurait créé le monastère des Franciscains destiné à l’accueil des pèlerins.
De nos jours, seule la salle capitulaire subsiste et elle est devenue la Chapelle de Notre-Dame des Anges. Le chemin bifurquant vers le sud après Capestang suit la Via Domitia traversant les citées antiques de Narbonne et Ruscino (Château Roussillon, 6 km à l’est de Perpignan) ; il se termine au col de Panissars (325 m). Ce col restera entre 70 av J-C et le XVIIème siècle, le principal point de franchissement des Pyrénées. Il y subsiste, les fondations du Trophée de Pompée taillées dans le roc. Ce monument d’une hauteur originelle de 50 m avait été dressé en 71 av. J-C. Il célébrait les 876 conquêtes sur les peuples d’Hispanie et il est l’un des six monuments du même type réalisés par l’Empire romain. Ce trophée, point de jonction avec la Via Augusta qui ouvre les provinces hispaniques, marque toujours la frontière.
Après Béziers, le chemin vous invite à suivre les canaux navigables classés à l’Unesco, les canaux du Midi, de Jonction et de la Robine.
Ce parcours offre plusieurs avantages tout au long de ses 50 km : une grande facilité d’orientation, des accueils répertoriés (une rareté en zone touristique) et, par temps chauds comme souvent ici, un parcours ombragé et tempéré le long des canaux :
- le canal du midi passant par Argeliers, puis à Mirepeisset (Port la Roubine) ; le chemin suit :
- le canal de Jonction qui permet la connexion , après Sallèles d’Aude, avec :
- le canal de la robine traversant Narbonne ex-capitale et important port de la Gaule romaine, pour aboutir à la Méditerranée à Port la Nouvelle.
Par la suite, la voie jacquaire continue, tout ou partie, sur « la Via Domitia », via Fitou et Salses le Château avec sa forteresse, ouvrage militaire construit entre 1497 et 1503 par les rois catholiques espagnols, Ferdinand II d'Aragon et Isabelle de Castille. elle gardait l'ancienne frontière entre la Catalogne et la France, face à la forteresse française de Leucate. Elle se trouve à 1km de Perpignan, capitale de la Catalogne et cité des Rois de Majorque.
Le pèlerin poursuivra ensuite vers Canohès par le canal royal ombragé pour rejoindre la voie Domitia à Le Boulou. Il abordera, ensuite, les Pyrénées par Maureillas-Las-Illas. Pyrénées qu’il franchira au Col de Panissars. Passage historique le plus commode et le moins élevé pour traverser des Pyrénées, voie qui demeure la plus empruntée par toutes les populations migrantes hors de la péninsule jusqu’au XXème.
Comme à l’époque romaine, c’est au Col de Panissars et à une altitude de 325 m qu’il entrera en Espagne sur la « Via Augusta » en traversant les ruines du Trophée de Pompée.
Ceux qui le souhaitent peuvent se rendre à la chapelle romane du XIIème siècle de Saint-Martin de Fenollar via un détour de 1,9 km.
