Histoire du pèlerinage
Petit Rappel « Légendes et Histoire »
Saint Jacques
Il est un des 12 Apôtres de Jésus Christ :
Jacques le Majeur, fils de Zébédée, et frère de l'apôtre Jean. Tous deux pêcheurs du lac de Tibériade.
Après la crucifixion (Avril
33) il part évangéliser la péninsule Ibérique très peu de succès.
Retour en Judée en l’an 44. Décapitation par le roi Hérode Agrippa à Jérusalem.
Il est le premier apôtre martyr
Dépouille mise dans une barque en pierre, sans gouvernail, et accompagné par ses compagnons, Athanase et Théodore ils dérivent jusqu’en Galice en…7
Jours.
Après avoir accosté dans le port romain d'Iria Flavia (Pàdron), le corps de Jacques aurait été inhumé dans le temple païen (ou le palais) que la reine Lupa,
nouvellement convertie, leur avait cédé.
Pèlerinages
- 814 L’ermite Pélage découvre la tombe en Galice dans un champ, sous un ciel étoilé : « Campus Stellarum ou Stellae » L’ermite averti : Théodomir, évêque d'Iria Flavia (aujourd'hui une paroisse rurale près de Padrón).
Si les reliques découvertes au IXe siècle sont « officiellement » reconnues et identifiées par les autorités ecclésiastiques de l’époque comme appartenant à l'apôtre saint Jacques. On ne sait rien des « éléments de preuves » ou des motifs qui ont amené une telle déclaration. (Le texte dit qu’en découvrant le tombeau, l’évêque Théodemir, a su grâce à une « révélation » que c’était celui de l’apôtre Jacques. Il s’agit donc, dès l’origine, d’une question de foi, de croyance en la « révélation ». Il n’y a aucune « reconnaissance officielle » ou « authentification »)
- Xe siècle début des pèlerinages
- 951 Pèlerinage de l’évêque Godescalc, N. D. du Puy, Le Puy, Lyon, Vallée du Rhône, Arles, St Gilles, Via
Domitia,
Col Panissars, Valée de l’Ebre,
(Voie romaine pour acheminer l’Or de Las Medulas). (Source
Conf. A. Rucquoi)
- 997, Le vizir de Cordoue (Al Mansour), fait une razzia sur la ville qu'il prend et rase complètement, ainsi que la cathédrale. Il préserve le tombeau et les reliques de saint Jacques. Un chroniqueur musulman un siècle plus tard le qualifie de « un grand marabout vers lequel tant de pèlerins affluent ». Ce geste (venant d'un non-chrétien) marquera les mémoires.
- XIe siècle Eglise en Reconquista, mise en place d’une « Politique d’immigration » sur le Camino Frances, Chemin aménagé dès le XIe (1070). Les rois successifs créent des villages tous les 30km villages dotés de charte de peuplement accordant des privilèges aux étrangers qui s’y installeraient (source : Jean Passini Historien)
- XIIe siècle début des pèlerinages
« Codex Calixtinus » On désigne sous le nom de Liber Sancti Jacobi ou Livre de Saint Jacques, les textes réunis dans ce manuscrit attribué au
pape Calixte II.
C’est une compilation d'un ensemble de textes liturgiques, historiques, relatant la vie de St Jacques dont les rédactions successives s'échelonnent sur deux ou
trois siècles. On s'accorde à dater ce manuscrit enluminé du milieu du XIIe siècle. Conservé dans la cathédrale de
Saint-Jacques-de-Compostelle,
Livre I, liturgie en l’honneur de St Jacques, Sermons, Hymnes, Messes,
Livre II, Livre des 22 miracles de St Jacques,
livre III, Les récits de la translation,
Livre IV, L’Historia Turpini qui attribue la découverte du tombeau à Charlemagne, écrit par l’évêque Turpin de Reims,
Livre V écrit par Aimery Picaud (ou Aimeric Picaud) un moine poitevin de Parthenay-le-Vieux , traditionnellement
considéré comme l'auteur du livre V, (ouvrage consacré au pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle).
Il écrit en préambule « Il y a 4 Chemins St Martin de Tours , La Madeleine du Vézelay, ND du Puy, St Gilles » mais ne
décrit que deux chemins Tours et Arles (St Gilles du Gard). (Source
Conf. A. Rucquoi)
D’après une multitude de textes et de témoignages on peut reconstituer l’itinéraire emprunté et ce j’jusqu’au début du XXème siècle Voie du Sud « Via EGIDIANA » (St Gilles) jusqu’en 1980. (Source Conf. A. Rucquoi)
- Le pèlerinage demeurera vivant tout au long des siècles, malgré les conflits et les épidémies, ainsi qu’en témoignent les innombrables récits de pèlerins français, italiens, polonais, irlandais…
La période de déclin : débute la première moitié du XIXe siècle à cause de la Révolution française, puis des campagnes de Napoléon, et enfin de la desamortización (le gouvernement espagnol chasse tous les religieux – masculins – du jour au lendemain et confisque leurs biens)
- 1867 que 40 Pèlerins puis lente reprise
- 1879 La « redécouverte des reliques », découverte des ossements retrouvés sous la cathédrale par l'archevêque de Compostelle comme étant les reliques de saint Jacques puis leur authentification, relance l'idée de pèlerinage.
- 1884 . Dans sa lettre apostolique de 1884 « Deus omnipotens », Le pape Léon XIII authentifie les reliques et rappelle avec force détails l'origine de Compostelle, reposant sur « une tradition orale constante, répandue partout, qui remonte jusqu'aux temps apostoliques et confirmée d'ailleurs par des lettres publiques de nos prédécesseurs »
D’après une multitude de textes et de témoignages on peut reconstituer l’itinéraire emprunté et ce jusqu’au début du XXeme siècle Voie du Sud « Via EGIDIANA » (St Gilles) jusqu’ en 1980
- 1938 Jeanne Vielliard historienne, future membre
de la toute nouvelle « Société Française des chemins de St Jacques de Compostelle » (création 1950), publie, une traduction en français, le
« Codex Calixtinus Livre V» qu’elle nomme « Guide du Pèlerin » ainsi qu’une nouvelle carte des chemins
Puisque le livre V commence par le préambule « il y a 4 chemins » le chemin du Puy et du Vézelay vont être créés (en s’appuyant sur la dévotion à
St Jacques , on trouve des chapelles St Jacques ou des hôpitaux pour voyageurs partout…)
- 1950 Création (description) des deux chemins Le Vézelay et Le Puy.
- 1958 : la Société Française invente la credencial moderne
- 1965 : à Paris colloque et exposition sur le pèlerinage à Saint-Jacques (première fois en dehors de l’Espagne), inaugurés par André Malraux
- 1970 En France, des itinéraires qualifiés de chemins de Saint-Jacques sont tracés par la Fédération Française de Randonnée Pédestre.
- 1972 Le premier exemplaire ronéotypé du topo-guide du GR 65 pour le tronçon Le Puy-Aubrac. Ce chemin de Saint-Jacques est devenu un sentier de grande randonnée (GR 65).
- 1980 Création de la Via Tolosana (GR 653).
- 1982 Jean-Paul II vient en pèlerin à Compostelle.
- 1987, le Conseil de l'Europe déclare les chemins de Saint-Jacques « premier itinéraire culturel européen ».
- 1989 : Jean-Paul II réunit à Compostelle les Journées Mondiales de la Jeunesse
- 1993 Le Camino francès est classé patrimoine mondial de l'UNESCO.
- 1998 : La France fait inscrire au Patrimoine Mondial de l’UNESCO « Les Chemins de Saint-Jacques de Compostelle en France »
